DÎTES N US MONSIEUR

LE PRÉSIDENT

Lettre ouverte à monsieur Germinal Peiro  président du conseil départemental.

“Si le sourd n'entend pas le tonnerre, il verra bien la pluie ” (Proberbe Malaké)

Monsieur le Président,

Il est encore temps d’arrêter votre projet routier de contournement de Beynac et d’éviter de souiller les paysages du “Triangle d’or de la vallée de la Dordogne”
par des ponts en béton et une voie devenue inutile.

Il est encore temps de ne pas créer,
sous le prétexte dépassé d’une traversée de Beynac difficile, un point noir routier à 38 M€ TTC (minimum).

Car, vous en avez conscience, la DUP obtenue en 2001 pour ce projet ne répond plus à son objet :
«
… garantir aux usagers de la route des conditions de circulation et de sécurité optimales, en supprimant tout risque de conflit en particulier dans la traversée de Beynac et au droit du franchissement inférieur de la voie ferrée sur Vézac.»

En effet votre projet en cours de réalisation va conduire à créer au lieu-dit « La Grange de Vergne » une zone génératrice d’embouteillages et d’accidents. Toute personne qui, comme vous, connaît bien les lieux peut très bien imaginer ce qu’il se passerait si les travaux allaient à leur terme.

Deux carrefours en T avec tourne à gauche à moins de 130 mètres de distance, une portion de moins de 70 mètres à la sortie Est du pont-rail de Vézac qui, compte tenu d’un accès indirect (angle de 45° entre la route d’accès et la traversée sous la voie ferrée) va poser problème au croisement d’autocars et autres véhicules encombrants, tous les ingrédients sont là pour que, à la fin du chantier, vous inauguriez en 2020 un grand scandale routier à plus de 38 M€.

Nous invitons toutes les personnes concernées à se pencher sérieusement sur ce point très précis du projet, à s’informer et à réaliser l’absurdité d’une telle volonté.

Nous les invitons également à s’interroger sur le financement du projet. Parce que dans un tel chantier les aléas sont nombreux et le prix théorique des ponts peut croître considérablement en fonction des caractéristiques du lit de la rivière?

Avez-vous budgété les provisions pour dépassements dont certaines voix autorisées disent qu’ils peuvent doubler le prix des ponts ?

Pourquoi l’Etat n’a-t-il donné aucune subvention pour un projet dit d’intérêt public majeur ? Et, s’il n’entre pas dans cette catégorie, pourquoi un tel projet se permettrait-il de détruire habitats et espèces protégé(e)s ?

Lors d’une des premières manifestations des opposants, une ancienne secrétaire du parti socialiste local déclarait, à propos du projet, des élus et de vous : « Ce projet est daté. Je comprends ceux qui se taisent : ils reçoivent des subventions pour des projets dans leur commune, c’est compliqué pour eux de se mobiliser. Ce n’est pas lié à sa personne, c’est le système. C’est une personne intelligente, j’espère qu’un dialogue s’instaurera. »

Vous avez encore une chance de montrer votre intelligence. Arrêtez ce projet avant que votre trace indélébile marque son absurdité pour toujours ! Dans le cas contraire, vous, et tous ceux qui vous auront suivis, aurez à répondre des accidents graves qui surviendront inévitablement.

 Nous attendons toujours une possibilité de dialogue. Pourquoi pas un débat public auquel pourraient participer les ministres et hauts fonctionnaires de l’État dont la suggestion de moratoire était pourtant prégnante ?

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations citoyennes.

 

Pour l’association « Défendre l’Intérêt Général en Dordogne »

Théophile Pardo, président.

 

 

Stephan Bern farouche opposant au projet et Françoise Nyssen ministre de la culture partisane d'un moratoire.

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Président Théo Pardo

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