Publié le 21 septembre 2019 L'ART de "Marcher sur la tête"

 

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Le 19 septembre une trentaine d'opposants au contournement de Beynac manifestent près du pont de Fayrac pour qu'une décision de justice soit appliquée : la remise en état du site impacté par des travaux illégaux.

 

Les journalistes de FR 3 Périgord sont sur place (voir le reportage). Les opposants sont mobilisés et "de son côté le porteur de projet pour contourner Beynac ne désarme pas non plus pour Germinal Peiro qui fait appel et demande un sursis pour exécuter le jugement pas question de satisfaire les opposants." Que dit ce dernier ?

 

"Démolir ça coûte autant que de terminer le chantier, donc on va pas marcher sur la tête. On a dépensé plus de 20 M€. Je vais pas faire perdre 45 M€ TTC aux périgourdins, ce serait une absurdité totale. On peut pas gaspiller l'argent des contribuables comme aujourd'hui, la justice nous menace de le faire."

 

Monsieur Germinal Peiro nous livre donc sa pensée. Le projet est illégal mais il faudrait mettre dans la balance de la Justice les millions d'euros gaspillés pour le terminer.

 

Si nous comprenons bien ce qu'il affirme : la Justice, qui dit le droit, le menacerait de faire gaspiller l'argent des contribuables. Ce n'est pas la justice mais lui qui a gaspillé cet argent !

 

Car au mépris :

 

• de la demande constante de concertation des opposants, à laquelle sa réponse a été : "Je vous combattrai !",

 

• de l'article 37 de l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2019 qui le mettait en garde sur les voies et délais de recours que ne manqueraient pas de former les opposants,

 

• de l'opposition permanente prête à la participation, en particulier lors de l'enquête publique de 2017 qui donna sur environ 2.500 observations argumentées, dont celles particulièrement complètes du groupe local ANTICOR 24, 80 % d'opposition au projet,

 

• des conclusions de la mission du CGEDD qui recommandait de temporiser l'exécution des travaux (moratoire),

 

• de la décision du Conseil d'État qui a été donnée le 28 décembre 2018 (alors que la veille il ne tenait pas compte du risque de gaspillage de 800 m3 de béton dans une période improbable où les fournisseurs ont dû rappeler exceptionnellement leurs effectifs),

 

• de la décision du tribunal administratif de Bordeaux qui le 9 avril 2018, jugeait au fond l'arrêté, et donc les travaux, illégaux.

 

il continue à vouloir imposer ce que seule une minorité revendique et qui aboutirait à une destruction de biodiversité et à la banalisation d'un site remarquable.

 

Parce qu'il est possible que dans son raisonnement revienne toujours cette phrase : "Le pont de l'ile de Ré il a été déclaré illégal une fois terminé". Ce qui peut revenir à dire, j'ai commencé le projet, laissez-moi le terminer… même si c'est illégal.

 

Si la justice laisse faire, monsieur Germinal Peiro, aura gagné. Au mépris de l'État de droit il aura montré qu'un élu peut faire preuve d'imprudence et de gestion déraisonnable de l'argent public.

 

Depuis avril 2015 seule la volonté du président du Conseil départemental est la responsable de la situation actuelle. Nous n'oublions pas les fausses déclarations et les omissions volontaires dans un dossier prétendument remarquable… vu de loin.

 

Qui marche sur la tête ? Qu'elle est l'absurdité totale ?

 

Théophile Pardo, président de Défendre l'Intérêt Général en Dordogne.

 

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