Publié le 17 octobre 2020

 

Message interactif

LETTRE OUVERTE DE DIGD

AUX DÉPUTÉS DE LA NATION

 

Ce message, envoyé par mail à tous les Députés, représentants de la Nation, est destiné à faire connaître le désarroi de tous ceux qui subissent le comportement d'un élu qui fait fi de la charte associée à son statut.

 

Réunis dans une association qui veut défendre l'éthique en politique et dénoncer tous ses manquements ils espèrent que des journalistes d'investigation voudront bien s'approprier et étudier ce cas.

 

En effet il nous semble faire partie de tous ces comportements qui, à travers le gaspillage éhonté d'argent public et le mépris affiché envers les citoyennes et citoyens non violents, engendrent un dégoût qui les éloigne de la politique et des élections. Nombre de ces derniers souhaitent une réelle démocratie participative plutôt qu'un pouvoir personnel autoritaire et maladroit.

 

Les mots utilisés dans ce message sont déterminés par des informations vérifiables, données en suivant les nombreux liens qui y sont associés.

 

 

 

Madame la Députée,

Monsieur le Député,

 

 

La récente intervention du Député Jean Lassalle le 29 septembre dans l’hémicycle nous contraint à une démarche inhabituelle pour notre association.

 

Le soutien apporté au projet de son ami, Germinal Peiro, président du Conseil départemental de la Dordogne, concerne le désormais célèbre «Contournement de Beynac». Il montre une ignorance des directives européennes qui l’ont rendu illégal et de la notion d’état de droit.

 

Nous sommes conscients que vous ou vos collaborateurs, pris par la situation actuelle et une intense activité parlementaire, n’aurez pas le temps d’entrer dans le détail de cette affaire. Notre objectif est d’essayer de sensibiliser l’opinion et d’intéresser des journalistes d’investigation qui pourraient étudier cette situation scandaleuse à plus d’un titre.

 

Alors que doit se réaliser une transition écologique essentielle à la survie de notre civilisation, les doubles langages politiciens ne peuvent être de mise. Nous ne ferons pas la liste des modifications rapides qui touchent notre environnement et qui impliquent une prise de conscience essentielle.

 

Les transformations catastrophiques en cours demandent une intense et sage réflexion. Imaginez l’erreur monumentale qui apparaîtrait aujourd’hui si l’aéroport de NDDL était en cours de construction. Le projet était né à l’époque du Concorde, on peut voir ce que devient le transport aérien aujourd’hui, et se demander ce qu'il sera demain.

 

Nous devons le respect à tous ceux qui ont combattu ce projet et au gouvernement qui a eu la sagesse de l’arrêter.

 

Légiférer (Asap) sans tenir compte que tous nos comportements doivent changer rapidement, revenir sur les droits nouveaux qui impliquaient les citoyens dans des choix essentiels, ne pas s’interroger sur la réelle nécessité d’infrastructures adaptées à un avenir qui sera très différent de celui envisagé il y a quelques années à peine, serait extrêmement néfaste.

 

Il faut arrêter de faire tourner la machine économique au détriment de tout ce qui touche notre survie, arrêter de privilégier certains intérêts au détriment de l’intérêt public majeur. Il faut faire preuve d’une vision progressiste en réalisant les transformations en cours.

 

Nous espérons que vous comprendrez notre message et notre situation dans ce département de la Dordogne connu comme « Pays de l’Homme », soumis à un responsable à la conduite très critiquable. Nous venons de recevoir le magazine du Conseil départemental dont il est directeur de publication. Dans son « édito », Germinal Peiro dit que « L’excellence environnementale ne se proclame pas, elle se construit au quotidien. ».

 

Tout à fait d’accord ! Mais il faut que le « constructeur » ait des comportements qui correspondent à ses dires, il ose écrire : « L’écologie réelle ne doit pas dresser nos concitoyens les uns contre les autres. » lui qui, dans la conduite de son projet, est le champion de la discrimination, dénonçant entre autre les « châtelains » comme responsable des malheurs des « croquants » ou les « retraités venus d’on ne sait où » qui ne se soucieraient pas, à l’inverse des périgourdins sans doute, de l’économie locale.

 

Ceci n’est peut-être qu’un détail parmi les nombreuses récriminations que nous voulons porter à la connaissance du public, en espérant que M. Germinal Peiro se soumettra à la décision de la justice en respectant réellement l’état de droit ou qu’il se démettra.

 

La lettre ci-après donne les liens qui justifient les termes employés. Ce document et ceux qui lui sont attachés sont disponibles sur le site de DIGD (http://www.digd.fr). En navigant dans ce site on peut ainsi accéder à un grand nombre d’informations concernant essentiellement le sujet porté à votre connaissance par le Député Jean Lassalle.

 

Merci pour votre attention, Salutations respectueuses dues aux élus de la Nation.

 

Pour le C.A. de DIGD, le président, Théophile Pardo

 

 

Lettre ouverte de l’association

« Défendre l’intérêt Général en Dordogne » (D.I.G.D. )

aux Députés de la Nation.

 

 

Madame la Députée,

Monsieur le Député,

 

 

L'évocation récente dans l'Hémicycle par le Député Jean Lassalle du projet de « Contournement de Beynac » et de son porteur, Monsieur Germinal Peiro, président du Conseil départemental de la Dordogne, nous oblige à réagir en vous donnant le point de vue sur une situation que dénonce DIGD dont un des objets est de : Défendre l’éthique en politique et dénoncer tous ses manquements.

 

Le but de ce message est de tenter de mettre fin à une pantalonnade dont un des derniers épisodes est la participation du Député Jean Lassalle à une manifestation organisée en soutien au projet illégal le 13 septembre dernier à Beynac.

 

Munis de bâtons et de fourches symboliques environ 1.100 personnes (1) ont défilé pour contester l’état de droit en déclarant injuste la décision de la justice administrative après une procédure menée à son terme jusqu’à la décision juridictionnelle formulée par le Conseil d'État le 29 juin 2020, de ne pas admettre le pourvoi en cassation formé par le Département de la Dordogne et autres, considérant qu’aux termes de l’article L.822-1 du code de justice administrative « L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. ».

 

La vieille histoire du « Contournement de Beynac », résumée dans un projet de lettre au Député Jean Lassalle, a été remise à l’ordre du jour en avril 2015 quand M. G. Peiro ex-député (4 mandats de 1997 à 2015) a été promu à la tête du Conseil départemental. Ce personnage n’a cessé, depuis, de se comporter en despote imposteur tentant toutes les manœuvres pour atteindre un objectif qui est souvent considéré, à tort ou à raison, comme particulièrement personnel.

 

Nous répertorions ici les principales :

 

Imposture pour avoir entre autres, trompé en signant à 12 reprises le 14 novembre 2016 des demandes fallacieuses de dérogations à la destruction d’espèces protégées et de leur habitat dans le dossier soumis au CNPN. En effet il déclara que le projet était d’intérêt public majeur et sans alternative ce qui se révéla faux par la suite.

 

Imposture pour avoir usurpé le 3 septembre 2017 le port de l’écharpe de Député (document daté du 6 novembre 2017) dévolu à Jacqueline Dubois (opposée au projet) élue le 18 juin 2017, en participant à un rassemblement où un certain nombre de fausses écharpes tricolores en plastique ont été distribuées pour tromper la population alors qu’avait débuté une enquête publique. La plainte déposée par des opposants lui a valu un rappel à la loi de Madame la procureure de Bergerac et une plainte en citation directe devrait être jugée le 27 janvier prochain.

 

Imposture pour avoir trompé un certain nombre d’élus, soumis à l’obtention de subventions, par distribution d’un document demandant une seule signature  pour deux sujets indépendants  la défense de la ruralité et la réalisation de « son » projet.

 

Partialité pour avoir privé d’une partie conséquente de la subvention départementale promise à la municipalité de Beynac-et-Cazenac par M. Bernard Cazeau, l’ancien président du Conseil général, parce que M. Alain Passerieux, le maire, refusait de conditionner la réalisation de l’amélioration de la traversée du bourg à la fin des travaux du contournement. Le 18 août 2018, lors d’une manifestation d’opposants organisée à Beynac, le maire dénonça cette « sorte de chantage à la subvention » en public.

 

Mystification régulière des élus municipaux en les invitant à porter leur écharpe tricolore de fonction en dehors de leur territoire communal et pour des manifestations qui n’ont rien de protocolaire.

 

Imposture pour faire porter dans ses discours la responsabilité de la situation par l’État alors que c’est lui qui, en ne tenant pas compte de l’article 37 (page 31/48) de l’arrêté préfectoral, n’a pas eu la prudence qui sied à un élu responsable.

 

Imposture enfin, pour avoir déclaré publiquement « L’état de droit forcément, en démocratie, on le respecte… » et aujourd’hui, sous prétexte d’une « injustice » dont il serait victime, tout faire pour qu’il ne soit pas respecté.

 

Cette liste des impostures balisant la conduite de ce dossier n’est pas exhaustive, elle serait trop longue illustrant un comportement qui est en totale contradiction avec les valeurs prônées par la Charte de l'élu local.

 

La justice a déclaré le projet illégal ! Monsieur Germinal Peiro tente d’entrainer une partie de ses soutiens dans une opposition qui s’apparente à une révolte et à la commission d’actes troublant l’ordre public. La population est amenée à penser que les modifications du projet de loi ASAP (2) pourraient changer rétroactivement ce qui a été fixé par la transcription des directives européennes dans le Droit français.

 

Nous ne détaillerons pas les comportements non républicains ni démocrates qui consistent à déclarer des majorités incertaines et à discriminer des catégories pour les opposer les unes aux autres. Les dénommés « châtelains » contre les « croquants », les « retraités venus d’ailleurs » contre les jeunes périgourdins de souche qui seraient privés de débouchés économiques par la faute des premiers, l’État et ses fonctionnaires contre les collectivités territoriales et les siens, « La République des copains et des coquins » dénoncée à plusieurs reprises comme s’il avait qualité pour en parler…

 

Ce n’est pas pour rien qu’un climat d’agressivité et de peur s’est installé sur ce territoire avec, à la clef, des actes délictueux, des menaces et la réception de lettre anonyme. Est-ce ce climat ou un malheureux concours de circonstances qui a vu, le 8 décembre 2018, deux voitures brûler devant le domicile de la Députée Jacqueline Dubois, à Vézac, tout près de Beynac, en bordure du « Triangle d’or de la vallée de la Dordogne » ?

 

Quel avenir pour les amoureux de la Dordogne et les demandeurs d’éthique ?

 

Malheureusement dans ce département le système politicien mis en place depuis de nombreuses décennies ne permet pas d’envisager, pour les prochaines départementales, une rupture avec une morale corrompue. Le préfet Dominique Beillon (2003-2005) déclarait déjà qu’en Dordogne « La Loi ne fait pas la loi ». Aux récentes sénatoriales un candidat, le Député Jean-Pierre Cubertafon, déclarait lui « Je ne rejoue pas les sénatoriales. Je dis juste qu’en Dordogne, on est presque en Corse. » et de dire également : « Dans l’entre-deux tours, beaucoup de promesses ont été faites, dont celles de subventions… en même temps que des menaces de représailles ont été proférées ».

Voilà à quelle situation, engendrée par M. Germinal Peiro, le Député Jean Lassalle a apporté son soutien. Nous l’affirmons, ce n’est pas le respect de l’état de droit qui éloigne les citoyens des urnes, ce sont les comportements de ce type d’élus qui instaurent un climat de défiance et le sentiment qu’il n’y a plus de morale civique !

 

Salutations citoyennes et respectueuses aux Élus de la Nation attachés à l’état de droit.

 

 

Pour le C.A. de l’association D.I.G.D.

Théophile Pardo, président.

 

(1) Les fonctionnaires de l’intérieur ont dénombré 1150 personnes alors qu’une intense publicité a été faite pour la réalisation du projet illégal par le Département dans les semaines qui ont précédé. En particulier par l’envoi de 260.000 exemplaires d’un supplément luxueux de 24 pages au journal « Vivre en Périgord », celui brandi par le Député Jean Lassalle dans l’Hémicycle et comportant de nombreux arguments inappropriés. Cette publication onéreuse financée au détriment des opposants ou indifférents a fait l’objet d’une publication critique de DIGD. L’argument concernant le risque d’éboulement des falaises et la sécurisation de la RD 703, est réel et reconnu par les opposants, il requiert un traitement qu’ils demandent avec insistance depuis 2016 et qui n’a pas encore été réalisé par le Département.

 

(2) Nous espérons que dans les modifications en projet, les Représentants du Peuple resteront attachés à ne pas priver les citoyens des acquis résultant des évolutions antérieures liées à l’intégration des directives européennes dans le code de l’environnement (« Observations d'Anticor 24 » Droits nouveaux donnés aux citoyens en matière d’environnement au plan de l’information et des prescriptions nouvelles aux porteurs de projet…). Sauf à légaliser les comportements que nous dénonçons, dans lesquels l’intérêt général lié au respect intemporel de la Nature est supplanté par des intérêts particuliers à courts termes, qui nous conduisent aux catastrophes climatiques et leurs conséquences.

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Siège social Association DIGD

Mairie de Castels et Bèzenac

24220 Castels Bèzenac

Président Théophile Pardo

06 75 01 62 34

 

 

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